Les biocarburants
Par fermawebmaster le juillet 2008, 18:18 - Articles - Lien permanent
A l'heure du pétrole cher, toujours plus cher, les biocarburants ont été annoncés comme LA solution. Le colza essentiellement en France, la canne à sucre ou le palmier à huile dans d'autres pays ont été plantés pour produire des biocarburants. Mais qu'en est-il exactement aujourd'hui ?Biocarburants, biodiesel, diester, bio-éthanol et bio-butanol
Les biocarburants sont produits à partir de plantes cultivées.
- On en distingue deux sortes :
- les plantes destinées à produire de l'huile qui deviendra le biodiesel ou diester. On cultive dans ce but du colza, du tournesol, des palmiers à huile et d'autres encore.
- les plantes à sucre comme la canne à sucre, la betterave sucrière, le maïs ou même le blé. Par fermentation du sucre, on obtient du gaz qui peut être utilisé dans les moteurs fonctionnant au gaz ou en remplacement partiel de l'essence. Deux gaz sont utilisés : le bio-éthanol, plus connu, et le bio-butanol qui tend à le remplacer.
Une énergie propre et renouvelable
Les biocarburants ont été mis en place pour palier à un manque de pétrole devenu rare et donc cher. Les biocarburants sont aussi une énergie renouvelable qui éviterait d'arriver à un épuisement des stocks comme pour le pétrole.
Les biocarburants sont aussi un carburant non polluant. Même s'ils dégagent du CO2 lors de la combustion dans le moteur, il faut savoir que ce carbone était déjà présent dans l'atmosphère et le sol lorsque les plantes l'ont utilisé, le bilan carbone est donc neutre.
Ce bilan doit toutefois être nuancé par l'énergie dépensée pour produire ces biocarburants : engrais, pesticides, tracteurs, transport et usines de fabrication. Mais ces dépenses auraient eu lieu de toute façon pour faire pousser d'autres plantes destinées à l'alimentation.
Le bilan énergétique des biocarburants est très controversé, il faut donc rester prudent sur les données qui nous sont présentées.
Effets pervers
Mais quand on cultive du soja ou du colza réservé aux biocarburants, on ne sème pas de blé, de riz ou d'autres plantes destinées à l'alimentation.
C'est une grave conséquence des biocarburants : la surface des terres cultivées consacrées à l'alimentation diminue. Ajoutée aux catastrophiques climatiques de ces dernières années, la situation est dramatique dans certains pays !
Un autre effet négatif des biocarburants est la déforestation. En Birmanie, 87% de la forêt primaire aurait été détruite pour y planter des palmiers à huile dédiés à la production de biocarburants. Et la Birmanie n'est pas le seul pays à avoir planter des palmiers à huile...
Pour répondre à la demande mondiale en carburant, le projet serait titanesque. Il faudrait en effet mettre en culture de nouvelles terres agricoles, gagnées sur la forêt, et mettre en place les moyens de production matériels et humains pour transformer et distribuer les biocarburants. Très controversé aussi, les spécialistes ne s'entendent pas sur la faisabilité d'un tel projet.
A nous d'agir
Une fois encore, nous pouvons agir à notre échelle en limitant notre consommation de carburant autant que possible, en préférant des produits proches de chez nous qui n'ont pas nécessité des transports sur de longues distances, et en privilégiant les produits issus de la vente directe à la ferme par exemple.
- Pour en savoir plus (sources) :
- Les biocarburants selon Wikipédia
