Qu'est-ce que c'est ?

Un OGM est un Organisme Génétiquement Modifié. Cette technologie consiste à modifier le patrimoine génétique par une intervention directe sur l'ADN. Cette modification vise à mettre en évidence une caractéristique de l'organisme modifié.
Actuellement, ces manipulations ont été effectuées essentiellement sur des plantes pour leur permettre de résister aux pesticides ou aux insectes.
Cette technologie, appelée biotechnologie, a été mise au point et déployée par Monsanto, une multinationale spécialisée dans la fabrication de pesticides.

Comment ?

pature fermagora

Les modifications génétiques sont de différentes sortes.
Dans certain cas, la plante sécrète une toxine mortelle pour les insectes. En quelques sorte, la plante produit elle-même son propre insecticide. L'exemple le plus connu est celui du maïs qui produit sa propre toxine, mortelle pour une larve prédatrice du maïs : la pyrale.
D'autres plantes ont été modifiées pour résister à un désherbant total : le Round Up, commercialisé par Monsanto, ce qui permet de désherber une parcelle cultivée sans détruire la plante cultivée qui résiste à ce désherbant total.

Quelles plantes sont concernées ?En France, plusieurs plantes génétiquement modifiées sont cultivées, soit pour des études en plein champ, soit pour leur commercialisation : le maïs, le tournesol et le colza. Mais d'autres plantes ont aussi été modifiées génétiquement et sont cultivées dans d'autres pays : le coton, le soja, la luzerne, le tabac, la pomme de terre et d'autres encore.


Historique

Date   Evénement

1983   mise au point des OGM
1997   1ère autorisation des essais en plein champ en France
Février 1998   1ère autorisation de culture, la france est le premier pays européen à cultiver des OGM (maïs)
1998   moratoire de 2 ans sur la betterave et le colza transgéniques
1999   moratoire sur les nouveaux OGM en Europe, le maïs est toujours autorisé en France.
2000   mise en place de l'étiquettage approprié sur les produits contenant plus de 1% d'OGM destinés à l'alimentation humaine ou animale
2002   nouvelles autorisations d'essais en plein champ, elles seront ensuite renouvellées et plus nombreuses chaque année.
Janvier 2003   mise en place du principe de précaution pour empêcher l'importation d'OGM si nécessaire

Eté 2003
 
premiers fauchages d'essais d'OGM en plein champ
2004   autorisation d'importation de maïs OGM pour l'alimentation humaine, chaque année suivante une nouvelle variété d'OGM sera autorisée à l'importation pour l'alimentation humaine et animale.
Décembre 2004   Le Parlement adopte la loi sur la protection des inventions biotechnologiques, les OGM peuvent donc être protégés par des brevets
2006   l'OMC condamne le moratoire européen sur les OGM pour entrave au commerce
Novembre 2007   moratoire sur les OGM
Février 2008   Levée du moratoire, interdiction de la culture pour la commercialisation, mais nouvelle autorisation des essais en plein champ. Instauration du délit pour destruction de parcelles OGM.

Pour l'historique complète et détaillée : www.ogm.org

La polémique

ciel fermagora

Les OGM sont controversés pour leurs possibles effets néfastes sur le plan éthique (« brevetage du vivant »), sanitaire (impact sur la santé humaine), environnemental (atteinte à la biodiversité) et économique (impossibilité d'empêcher la dissémination, perte de la souveraineté alimentaire).
Pourtant, de nombreuses études scientifiques ont été menées depuis l'introduction des OGM en Europe en 1995. Toutes les études ont conclu à l'absence de risque allergène et au caractère inoffensif des OGM pour la santé animale et humaine. De même pour l'alimentation humaine à base de produits contenant des traces d'OGM ou de produits animaux alimentés avec des OGM.

Mais d'autres études menées par le CRIIGEN sur des rats alimentés à base de maïs MON 863 ont montré leur toxicité sur le foie et les reins de ces animaux.
D'autres rumeurs concernant la toxicité du coton transgénique sont apparues en Inde (lésions aux mains et aux bras des ramasseurs, intoxication mortelle de brebis et chèvres), mais aucune étude, autopsie, analyses n'ont été menées sur le sujet.

La polémique porte aussi sur les conditions de réalisation de toutes ces études qu'elles démontrent ou non l'abscence de risques liés à la consommation d'OGM.

Une autre étude a démontré le développement d'une résistance de certains insectes qui ne sont plus sensibles à la toxine produites par la plante. L'OGM devient alors inopérant et les insectes sont de plus en plus résistants, ce qui oblige à utiliser des insecticides de plus en plus puissants, avec les risques que cela comporte pour l'environnement.

 

Les arguments des pour   Les arguments des contre
  • Moins de pesticides donc moins de pollution et des économies pour les agriculteurs car les pesticides sont chers
  • Des rendements plus élevés
  • Des avancées possibles dans la recherche médicale
 
  • Les pesticides produits par la plante ne risquent-ils pas de se retrouver dans l'alimentation ? avec quels risques ?
  • Quels risques pour l'agriculture biologique par rapport à la dissémination des pollens ?
  • L'augmentation de rendements est plus faible que prévue alors que les semences OGM coûtent plus chères. Ceci a eu des conséquences désastreuses pour les paysans de pays en développement (faillites en Inde).
  • Quel est l'intérêt des essais en plein champ si les OGM sont destinées à la recherche médicale ?
poires fermagora

Et concrètement pour le consommateur ?

En France, les OGM sont cultivés principalement pour l'alimentation animale, mais ces animaux sont ensuite destinés à l'alimentation humaine. Mais si plus de 1% d'OGM est présent dans le produit, l'étiquette doit obligatoirement comporter une mention précisant la présence d'OGM.

Pour conclure

Difficile d'y voir clair sur ce sujet très controversé et sur lequel aucune étude scientifique officielle, indépendante et de longue durée n'a été menée pour mesurer les impacts sur l'environnement et la santé publique.
En tant que consommateur, nous pouvons
Les OGM n'ont pas fini d'alimenter l'actualité. Affaire à suivre...

 

Sources :